J’avais été aveugle, aveugle de moi-même, aveugle de ce que j’étais, non contente de refouler les autres, je m’étais de manière marginale fondue de cette société en voulant la rejeter.
Sydney m’avait ouvert les yeux sur ce que j’étais, ce que je voulais et le besoin vital que tout cela représentait. Je ne voulais pas me leurrer, pas faire semblant, je voulais juste vivre indépendamment des attentes d’autrui. Vivre pour moi, égoïstement, je voulais me trouver moi, savoir qui j’étais…enfin.
Recoller tout les morceaux uns à uns, ils étaient là, c’était une évidence, j’avais juste tout fait pour ne pas les voir. C’était plus facile, je suppose, de se laisser envahir par le sentiment de vide plutôt que de le combler avec de la vérité, de la souffrance et surtout de la vie. C’était plus facile de faire semblant de courir après la vérité en cherchant à attraper un mensonge plutôt que de se confronter à son image propre, celle qui existait au-delà du miroir, au-delà de la chair, au delà de tout ce que je voyais jusque là.
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