Ton sauveur ces mots me firent l'effet d'un choc electrique. La course dehors, la neige sur mes épaules, la baignoire, la sensation de couler........avant hier je n'avais jamais ressenti ça.........
L'horreur sur mon visage quand j'avais vu la date sur les journaux, les magazines dans le kiosque de la 4ème avenue, j'avais fait toute la rue tout les magasins, tout les journaux, j'avais même demandé aux gens dans la rue. Et à chaque fois, à chaque pas, je m'enfonçais un peu plus. Mes yeux s'embuaient un peu plus tant et si bien que les dates sur les journaux, je ne les voyait même plus, il ne me restait que cette sensation profonde de vide, de perte d'identité. Cette envie de laisser le temps couler, de me perdre, je ne sais où, dans je ne sais quel néant. Il ne me restait que ça. Et là tout de suite maintenant, j'avais quoi de mieux, je n'étais plus personne, je n'avais plus personne, j'étais comme........comme une vague prête à s'autodétruire sur le bord d'une falaise, à éclater en milles morceaux, à sombrer dans les eaux les plus profondes.........
J'étais sans rien, je ne savais même plus où j'en étais moi même, j'hésitais entre m'ecrouler ou me relever.........Et plus je regardais devant moi, plus tout semblait m'inciter à m'ecrouler.
Autodestruction, j'étais en vie, je respirais, j'étais paumée, mon coeur était gelé, mon corps encore chaud, j'étais à fleur de peau pire j'étais à bout, à bout des emmerdes, à bout de tout. Mais au fond, si j'allais bien chercher, si j'y réfléchissais vraiment, si j'arretais de me plaindre et de gémir, au vrai fond du fond, parce que c'était là que j'étais, j'étais une petite fille en attente d'une main, d'un geste, d'un sourire qui me reléverait, j'attendais juste un peu d'aide, un peu d'amitié, un peu de ma vie d'avant, un peu de Jimmy, un peu de mes amis, un peu de moi et peut être un peu d'avenir.....

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Cherazade
sam 03 mai 2008 20:42