Elle jetta un dernier coup d'oeil presque amoureux à la photo de Cole quand la porte de sa chambre claqua et qu'elle sentit des bras la soulever de sa chaise.
-Nathan.....
La pointe de déception dans sa voix n'echappa à Nathan de même que le petit carnet encore ouvert le montrant lui, son rival, c'était idiot mais pourtant c'était comme ça qu'il percevait la chose.Il la redéposa aussitôt à terre s'éloignant légèrement d'elle:
-On avait rendez vous, tu te souviens pour te refaire un nouveau look pour le journal et.... pour lui dit il une pointe de rancoeur dans la voix
-Nathan, qu'est que tu me fais, ne me dis pas que t'es jaloux, voyons ce type il est pas pour moi, comment voudrais tu ne serais ce qu'il me remarque, c'est Cole Watson, le plus grand journaliste, le meilleur, ces articles ont cette savoureuse note d'ironie, ce mordant qui les rend si interressant, peu importe le sujet, il est toujours à la hauteur, il est au dessus de tout et de tous, partout on attends son verdict, il juge, il goûte, et chaque mot, chaque regard de cet homme compte, ce sont des types dans son genre qui façonne notre façon de penser et qui décide de ce qui est in et out, tu vois, c'est....
-Non, je ne vois pas, et puis t'enerves pas t'as vu l'état dans lequel tu te mets ? Ce type détruit des gens, il casse du sucre sur le dos de tout le monde, il juge en permanence et rien n'est jamais beau ni parfait, un mot de lui et tout part en éclat, il ne se sert pas de son influence pour des choses biens, il détruit tout pour gagner encore plus d'influence et si vraiment c'était le type que tu décris, s'il décidait tant que ça, tu ne crois pas qu'il empecherait la guerre, qu'il donnerait son avis sur des choses cruciales, dénoncerait les atrocités qui se passent derrière notre dos, il y a des journalistes qui risquent leur vie. Ce type se contente de décrire la vie derrière un écran d'ordi sur un fauteuil en cuir, d'être acerbe pour nourrir les ragots, de casser pour en ressortir plus puissant.
-N'importe quoi, il bosse pour le NY Times, arretes Nathan, il ne vas pas aller en Afrique et il est soumis à un code, il ne peut pas changer comme ça, on le paye pour être acerbe. Ne me regardes pas comme ça, tu compte plus que lui c'est ce que tu veux entendre, je suis avec toi, je t'aime......Tu le sais....lui dit elle en baissant le ton, ses mots mielleux glissant doucement sur ces lèvres.

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Cherazade
mer 02 jui 2008 14:10