Elina, elle aussi avait trouvé le chemin du bar de la fac, elle s'était installée en terrasse, il était dans les deux heures de l'après midi, et bizarrement ici la neige New yorkaise ne semblait pas être au rendez vous, il régnait juste cette odeur étrange que procure les journées hivernales, et bien sûr le froid qui vous ronge la peau, vous gifle le visage et vous écorche le cœur......
Les cheveux d’Elina remuaient doucement au rythme des courants du vent, ses joues étaient toujours légèrement rosée, quelques larmes semblaient se dessiner dans le fond de ses yeux.....des larmes en toute retenue, des larmes dont on ne veut pas......et puis il y avait cette sensation, le vent, le froid, les joues rosies....toujours cette impression forte, cette tension semi électrique qui vous parcoure le corps......
Les jours avaient passé, les années devrait je dire, j’en étais toujours au même point, j’étais vide, j’étais vide, vulnérable et fanée….ma tête et mon cœur bouillonnaient….j’étais comme morte, comme rongée par un mal que je ne saisissais pas mais qui lui me meurtrissait de toute part et savait où frapper et quand, il me meurtrissait me laissant vide, lessivée, comme morte, comme tentant de faire le deuil d’une partie de moi même, le deuil de deux années de blanc et de tout le reste…..
Elina me fait penser à beaucoup de choses parmi eux le vide, l'ennui et la tristesse. Sommes nous obligés de ressentir et de vivre ces moments là ? Sinon, pourquoi sommes nous souvent confrontés à des situations négatives ?
à force de vivre cela, j'ai tendance à penser que ceci fait parti intégrante de l'humain. Rien à faire 

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Angemon
dim 16 mar 2008 20:32