Et plus je forçais, plus mon corps cédait, je sentais les larmes monter, je me sentais mal de là à dire que j'en voulais à la terre entière je ne crois pas, je m'en voulais à moi, je m'en voulais d'être vide et usée, d'être une coquille vide et ivre de deux années. J'avais pu faire n'importe quoi, j'ai toujours eu tendance à bruler les deux bouts parce que mes parents s'étaient éteints et que mon feu à moi, celui de l'intérieur était devenu trop fort, parce qu'il est toujours plus facile de noyer les choses que de les regarder en face. J'étais là je respirais mais c'était plus comme avant, même de ce qui était avant je n'en avais plus la certitude, je sentais juste le contrecoup du changement, je sentais juste le besoin de pleurer encore...
Chaque larme m'arrachait la peau, chaque larme était salvatrice m'arrachant les entrailles, n'était ce pas Musset qui disait qu'il fallait pour aller mieux exhiber sa douleur, la regarder et l'analyser pour mieux cautériser après.
Plus de douleur pour plus de bonheur.... Utopie ou réalité ?


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Even***
lun 24 mar 2008 16:53